Faire connaissance
MATHILDE GOTTRAND, praticienne en breathwork
Voir la vie revenir sur un visage
Au fil de la séance, les traits se détendent, à la fin, le regard a changé, quelque chose s'est ouvert et s'éclaire… Je le vois, c’est le jour et la nuit. Les gens repartent plus présents, plus légers qu'en arrivant. Parfois parce qu'ils se sentent apaisés, parfois juste pour le frisson d'avoir ressenti quelque chose qu'ils ne soupçonnaient pas possible. Cet instant-là, ce moment où la vie se montre, c'est pour ça que je fais ce que je fais.
On peut avoir un quotidien qui va très bien, vu de l'extérieur, et sentir, en soi, que quelque chose s'est éteint. Avancer, faire ce qu'il faut, et pourtant manquer d'élan, d'une étincelle, d'un moteur pour se lever le matin. C'est difficile à nommer, et difficile à dire, parce que de l'extérieur tout va bien, et que ça ne ferait pas forcément sens pour tes proches.
Je le sais parce que je suis passée par là, à une époque où, en apparence, tout allait bien pour moi. On peut sembler avoir tout ce qu’il faut et se sentir éteint·e quand même.
Pour moi, à l'origine, il y a aussi eu le fait d'avoir vu de près un être cher souffrir, longtemps, et l'impuissance tout autour, la mienne comme celle des autres. Ça m'a laissé une conviction tenace : il devait bien exister d'autres chemins que ceux qu'on connaît déjà ! C'est cette recherche qui m'a menée au souffle. J'y ai découvert que l'on pouvait accéder, juste avec sa respiration, à des états que l'on ne pense pas à aller chercher dans le quotidien : des endroits de calme, de recul, de connexion à plus grand que soi, des ressources profondes.
Au fond, ce qui m’anime,
ce sont les gens dans leur profondeur. Le small talk me fatigue vite, je l'avoue (je suis loin d’être la seule je pense). Par contre, quand quelqu'un me raconte où il en est vraiment, ce qu'il traverse, je bois ses paroles. C'est là que je me sens vivre.
Ce que j'aime vraiment, c'est accompagner les personnes qui ont cet élan d’apprendre à se connaître, à se rencontrer elles-mêmes. Celles qui comprennent aussi que renouer ce lien avec soi demande parfois du temps : une séance peut être un déclic fort, mais c'est la régularité qui installe les choses en profondeur.
Je me suis formée au breathwork auprès de Lucille Fauque, puis de Kasper van der Meulen, et j'accompagne des groupes depuis plusieurs années. Ce que je souhaite, c'est qu'en venant, tu te sentes en sécurité, un peu plus vivant·e et pourquoi pas plus léger·e aussi. Le reste, on le découvrira ensemble.
Ce que je défends
Mes séances reposent sur quelques principes non négociables : la bienveillance et le respect de chacun·e, la confidentialité de ce qui se vit et se dit, ton consentement et tes limites honorées à chaque étape et un espace ouvert à toutes et tous, sans jugement.
Ça te semble évident ? Pourtant, ce n’est pas forcément ce que j’observe dans le monde florissant du breathwork aujourd’hui.